Journée mondiale sans tabac : l’accompagnement des personnes exilées

 

Depuis cinq ans, le Comede développe un dispositif spécifique pour la prévention et la prise en charge des addictions chez les personnes exilées, vulnérables et précaires. Pour la Journée mondiale sans tabac, nous vous proposons deux ressources pour mieux comprendre les complexités des addictions chez les personnes exilées et des particularités de cet accompagnement.

Un podcast sur l’exil et l’addiction

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Au sein du Comede, un·e patient·e·s sur cinq est fumeur·euse·s. La dépendance au tabac chez ces personnes présente des particularités liées à leur parcours migratoire et à leur situation socio-économique, rendant le sevrage au tabac particulièrement difficile.

Dans un épisode de podcast de « Exil & santé », José Polo Devoto, médecin addictologue, et Océane Gaigeot, médecin référente, livrent leur expertise sur l’impact du tabac chez les personnes exilées.

Les facteurs de vulnérabilité des personnes exilées

Comme le souligne José Polo Devoto des facteurs aggravent la situation de vulnérabilité des personnes exilées : « Il s’agit des ruptures qui précèdent l’exil et des violences subies dans les périples qui les amènent en France. […] Tout cela constitue le terreau des installations des addictions ».
Océane Gaigeot, ajoute : « Leur particularité, c’est la particulière précarité chez les personnes qu’on rencontre avec, pas d’hébergement à soi, très peu de ressources financières, un isolement social et relationnel… »

Pour comprendre le fonctionnement du dispositif et les spécificités de la prise en charge des addictions des personnes exilées, écoutez « Exil & santé ».

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Intervennant·e·s :

  • José Polo Devoto : médecin et addictologie, Centre de santé
  • Océane Gaigeot, médecin référente, Centre de santé

Maux d’Exil : Addictions en exil, enjeux de santé publique et d’inclusion

L’exil expose à des vulnérabilités multiples, renforcées bien souvent par une précarité administrative et sociale. Les violences subies tout au long du parcours migratoire, la perte de repères, l’isolement relationnel, l’instabilité de l’hébergement ou les difficultés d’accès aux soins sont autant de fragilités qui favorisent le recours à des substances pour « tenir », « oublier » ou « survivre ». Dans ce dossier de Maux d’Exil, les auteurs et autrices s’attachent à déconstruire les idées reçues sur les addictions et à redessiner le regard posé sur l’accompagnement des personnes exilées, en plaçant la dignité et l’accès aux droits au cœur de la réflexion.

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